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La Trajectoire du Japon moderne. Regards critiques des années 1950

Sous la direction de Nicolas Mollard

Publié le 26 juin 2018 Mis à jour le 26 juin 2018

Nicolas Mollard (dir.), La Trajectoire du Japon moderne. Regards critiques des années 1950, Les Belles Lettres, 2018, 224 p.

Au lendemain de la défaite, dans un Japon en ruine, la stupeur règne. Comment en est-on arrivé là ? Alors que les autorités d’occupation engagent une série de réformes démocratiques et démantèlent les institutions impérialistes, les intellectuels japonais entreprennent d’analyser les causes des dérives militaristes qui ont mené leur pays à la guerre totale et réfléchissent sur les conditions d’une démocratisation susceptible d’achever sa modernisation jugée incomplète. Au tournant des années 50, la guerre froide s’installe. De nouvelles voix se font entendre, prolongeant avec une distance critique ces premières analyses. Katô Shûichi défend la nature hybride de la culture japonaise, Tsurumi Shunsuke revient sur la responsabilité des intellectuels dans la guerre, Hashikawa Bunsô déconstruit l’idéologie national-romantique des années 30, Takeuchi Yoshimi s’interroge sur la place du Japon en Asie. Tous explorent les zones d’ombre du discours progressiste qui jusqu’alors érigeait la modernité occidentale en modèle absolu.

Après Japon colonial 1880-1930. Les voix de la dissension (Les Belles Lettres, 2014), le Groupe de Genève présente ici la traduction commentée de quatre textes significatifs du Japon de l’après-guerre qui, mêlant l’exercice d’introspection aux analyses socio-historiques, témoignent de la remarquable et méconnue capacité d’autocritique des penseurs japonais.


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Mise à jour : 26 juin 2018